World Water Week 2026 : 1001fontaines appelle à repenser l’accès universel à l’eau potable

De retour de Stockholm, l’équipe de 1001fontaines vous partage ses impressions et temps forts de la Semaine mondiale de l’eau 2026 (World Water Week). Autour du thème “Water for People and Progress”, Pierre-André Térisse, Eva Leneveu et Naïa Messié ont échangé avec les acteurs du secteur WASH et animé deux sessions : l’une sur le rôle de l’eau conditionnée dans l’atteinte de l’accès universel à l’eau potable, l’autre sur la résilience des services d’eau face au changement climatique. On vous raconte tout ! 

Session 1 - L’eau conditionnée : levier ou frein pour l’ODD 6.1 ?

Pierre-André Térisse, Caroline Delaire, Eva Leneveu, Naïa Messié,
Zahid Shashoto et Rick Johnston

Organisée aux côtés de notre partenaire Aquaya Institute, notre première session a réuni un panel de haut niveau incluant la Banque asiatique de développement (ADB) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La preuve que l’eau conditionnée, longtemps restée en marge des discussions du secteur, s’invite désormais à la table des grandes institutions.

Et pour cause : des millions de personnes boivent déjà de l’eau en bouteille ou en sachet, avec une croissance particulièrement marquée dans les pays à revenu faible et intermédiaire. 

En ville, ce choix répond avant tout à des attentes de qualité et de praticité auxquelles les réseaux d’adduction, souvent intermittents, ne répondent que partiellement ; en zone rurale, il compense surtout un manque d’infrastructures. Les chiffres du Joint Monitoring Program1 viennent d’ailleurs confirmer que ce choix des consommateurs est fondé : parmi toutes les sources d’eau potable, l’eau conditionnée est systématiquement celle de meilleure qualité. 

Reconnaître ce phénomène, c’est aussi en discuter les critiques : son empreinte plastique, son accessibilité pour les plus vulnérables, et le risque qu’elle détourne les pouvoirs publics de leur responsabilité, à savoir développer les infrastructures nécessaires à l’accès universel à l’eau potable. Plutôt que de les esquiver, nous avons donc choisi d’y répondre pendant notre session, en prenant la parole pour partager les  solutions alternatives, concrètes et durables que nous mettons en place avec nos partenaires sur le terrain : Teuk Saat 1001 au Cambodge, Uttaran Paani au Bangladesh – rejoints par Spring Health qui opère de manière similaire en Inde. Nous avons développé des services  s’appuyant sur des bouteilles réutilisables de 20 litres, dans une logique circulaire, combinant livraison à domicile et tarifs abordables afin d’atteindre les zones rurales et les populations les plus vulnérables. Au Cambodge, par exemple, les foyers classés parmi les plus pauvres représentent 16 % des consommateurs de Teuk Saat 1001, une part proche de leur poids dans la population nationale (18 %) (Étude consommateurs au Cambodge, 2024).

La session s’est conclue sur un appel à pousser la recherche plus loin : coût-efficacité, comparaison avec d’autres modes de distribution, mais aussi gouvernance, régulation et durabilité environnementale.

👉 Pour (re)découvrir la session

Pierre-André Térisse, Caroline Delaire, Eva Leneveu,
Naïa Messié, Zahid Shashoto et Rick Johnston

Organisée aux côtés de notre partenaire Aquaya Institute, notre première session a réuni un panel de haut niveau incluant la Banque asiatique de développement (ADB) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La preuve que l’eau conditionnée, longtemps restée en marge des discussions du secteur, s’invite désormais à la table des grandes institutions.

Et pour cause : des millions de personnes boivent déjà de l’eau en bouteille ou en sachet, avec une croissance particulièrement marquée dans les pays à revenu faible et intermédiaire. En ville, ce choix répond avant tout à des attentes de qualité et de praticité auxquelles les réseaux d’adduction, souvent intermittents, ne répondent que partiellement ; en zone rurale, il compense surtout un manque d’infrastructures. Les chiffres du Joint Monitoring Program1 viennent d’ailleurs confirmer que ce choix des consommateurs est fondé : parmi toutes les sources d’eau potable, l’eau conditionnée est systématiquement celle de meilleure qualité. 

Reconnaître ce phénomène, c’est aussi en discuter les critiques : son empreinte plastique, son accessibilité pour les plus vulnérables, et le risque qu’elle détourne les pouvoirs publics de leur responsabilité, à savoir développer les infrastructures nécessaires à l’accès universel à l’eau potable. Plutôt que de les esquiver, nous avons donc choisi d’y répondre pendant notre session, en prenant la parole pour partager les  solutions alternatives, concrètes et durables que nous mettons en place avec nos partenaires sur le terrain : Teuk Saat 1001 au Cambodge, Uttaran Paani au Bangladesh – rejoints par Spring Health qui opère de manière similaire en Inde. Nous avons développé des services  s’appuyant sur des bouteilles réutilisables de 20 litres, dans une logique circulaire, combinant livraison à domicile et tarifs abordables afin d’atteindre les zones rurales et les populations les plus vulnérables. Au Cambodge, par exemple, les foyers classés parmi les plus pauvres représentent 16 % des consommateurs de Teuk Saat 1001, une part proche de leur poids dans la population nationale (18 %) (Étude consommateurs au Cambodge, 2024).

La session s’est conclue sur un appel à pousser la recherche plus loin : coût-efficacité, comparaison avec d’autres modes de distribution, mais aussi gouvernance, régulation et durabilité environnementale.

👉 Pour (re)découvrir la session

1 Le Programme commun de l’OMS/UNICEF pour le suivi de l’approvisionnement en eau, de l’assainissement et de l’hygiène

Pierre-André Térisse, Caroline Delaire,
Eva Leneveu, Naïa Messié, Zahid Shashoto et Rick Johnston

Organisée aux côtés de notre partenaire Aquaya Institute, notre première session a réuni un panel de haut niveau incluant la Banque asiatique de développement (ADB) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La preuve que l’eau conditionnée, longtemps restée en marge des discussions du secteur, s’invite désormais à la table des grandes institutions.

Et pour cause : des millions de personnes boivent déjà de l’eau en bouteille ou en sachet, avec une croissance particulièrement marquée dans les pays à revenu faible et intermédiaire. En ville, ce choix répond avant tout à des attentes de qualité et de praticité auxquelles les réseaux d’adduction, souvent intermittents, ne répondent que partiellement ; en zone rurale, il compense surtout un manque d’infrastructures. Les chiffres du Joint Monitoring Program1 viennent d’ailleurs confirmer que ce choix des consommateurs est fondé : parmi toutes les sources d’eau potable, l’eau conditionnée est systématiquement celle de meilleure qualité. 

Reconnaître ce phénomène, c’est aussi en discuter les critiques : son empreinte plastique, son accessibilité pour les plus vulnérables, et le risque qu’elle détourne les pouvoirs publics de leur responsabilité, à savoir développer les infrastructures nécessaires à l’accès universel à l’eau potable. Plutôt que de les esquiver, nous avons donc choisi d’y répondre pendant notre session, en prenant la parole pour partager les  solutions alternatives, concrètes et durables que nous mettons en place avec nos partenaires sur le terrain : Teuk Saat 1001 au Cambodge, Uttaran Paani au Bangladesh – rejoints par Spring Health qui opère de manière similaire en Inde. Nous avons développé des services  s’appuyant sur des bouteilles réutilisables de 20 litres, dans une logique circulaire, combinant livraison à domicile et tarifs abordables afin d’atteindre les zones rurales et les populations les plus vulnérables. Au Cambodge, par exemple, les foyers classés parmi les plus pauvres représentent 16 % des consommateurs de Teuk Saat 1001, une part proche de leur poids dans la population nationale (18 %) (Étude consommateurs au Cambodge, 2024).

La session s’est conclue sur un appel à pousser la recherche plus loin : coût-efficacité, comparaison avec d’autres modes de distribution, mais aussi gouvernance, régulation et durabilité environnementale.

👉 Pour (re)découvrir la session

1 Le Programme commun de l’OMS/UNICEF pour le suivi de l’approvisionnement en eau, de l’assainissement et de l’hygiène

Session 2 - Les services d’eau résilients face au changement climatique

© Rémi Portier Photographie/1001fontaines

Notre deuxième session a porté sur la résilience climatique, un sujet qui s’impose désormais comme un enjeu central du secteur WASH. Si les indicateurs permettant de la mesurer sont encore en cours d’élaboration, l’OMS, présente à notre table ronde, a partagé les avancées prometteuses de ses travaux en la matière. À terme, cette démarche permettra d’affiner l’évaluation des besoins et de mieux hiérarchiser les priorités d’action. Sur le terrain, toutefois, les effets du changement climatique sont déjà bien réels : inondations, sécheresses et dégradation de la qualité de l’eau font partie du quotidien des opérateurs.

Pour s’adapter et sortir d’une logique purement réactive, il devient essentiel de comprendre les risques auxquels les services d’eau sont confrontés. C’est tout l’objectif du premier Climate Risk Assessment (CRA) que nous avons présenté lors de notre session. Réalisé au Cambodge avec l’Institute for Sustainable Futures (UTS), il croise des années de données opérationnelles de Teuk Saat 1001 avec des projections climatiques pour identifier, kiosk par kiosk, les sites les plus exposés. Loin d’être un rapport supplémentaire, cette analyse éclaire déjà nos décisions d’investissement et notre gestion quotidienne.

Reste la question qui a traversé toute la table ronde : comment financer l’adaptation dans un secteur déjà sous-financé ? Des bailleurs comme Aqua for All montrent la voie en accompagnant directement les opérateurs. Mais le décalage reste entier : d’un côté, des fonds climat qui raisonnent en grosses enveloppes et bénéficient encore peu aux services d’eau potable ; de l’autre, des besoins éclatés, portés par une multitude de petits acteurs.

👉 Pour (re)découvrir la session 

© Rémi Portier Photographie/1001fontaines

Notre deuxième session a porté sur la résilience climatique, un sujet qui s’impose désormais comme un enjeu central du secteur WASH. Si les indicateurs permettant de la mesurer sont encore en cours d’élaboration, l’OMS, présente à notre table ronde, a partagé les avancées prometteuses de ses travaux en la matière.

À terme, cette démarche permettra d’affiner l’évaluation des besoins et de mieux hiérarchiser les priorités d’action. Sur le terrain, toutefois, les effets du changement climatique sont déjà bien réels : inondations, sécheresses et dégradation de la qualité de l’eau font partie du quotidien des opérateurs.

Pour s’adapter et sortir d’une logique purement réactive, il devient essentiel de comprendre les risques auxquels les services d’eau sont confrontés. C’est tout l’objectif du premier Climate Risk Assessment (CRA) que nous avons présenté lors de notre session. Réalisé au Cambodge avec l’Institute for Sustainable Futures (UTS), il croise des années de données opérationnelles de Teuk Saat 1001 avec des projections climatiques pour identifier, kiosk par kiosk, les sites les plus exposés. Loin d’être un rapport supplémentaire, cette analyse éclaire déjà nos décisions d’investissement et notre gestion quotidienne.

Reste la question qui a traversé toute la table ronde : comment financer l’adaptation dans un secteur déjà sous-financé ? Des bailleurs comme Aqua for All montrent la voie en accompagnant directement les opérateurs. Mais le décalage reste entier : d’un côté, des fonds climat qui raisonnent en grosses enveloppes et bénéficient encore peu aux services d’eau potable ; de l’autre, des besoins éclatés, portés par une multitude de petits acteurs.

👉 Pour (re)découvrir la session 

© Rémi Portier Photographie/1001fontaines

Notre deuxième session a porté sur la résilience climatique, un sujet qui s’impose désormais comme un enjeu central du secteur WASH. Si les indicateurs permettant de la mesurer sont encore en cours d’élaboration, l’OMS, présente à notre table ronde, a partagé les avancées prometteuses de ses travaux en la matière.

À terme, cette démarche permettra d’affiner l’évaluation des besoins et de mieux hiérarchiser les priorités d’action. Sur le terrain, toutefois, les effets du changement climatique sont déjà bien réels : inondations, sécheresses et dégradation de la qualité de l’eau font partie du quotidien des opérateurs.

Pour s’adapter et sortir d’une logique purement réactive, il devient essentiel de comprendre les risques auxquels les services d’eau sont confrontés. C’est tout l’objectif du premier Climate Risk Assessment (CRA) que nous avons présenté lors de notre session. Réalisé au Cambodge avec l’Institute for Sustainable Futures (UTS), il croise des années de données opérationnelles de Teuk Saat 1001 avec des projections climatiques pour identifier, kiosk par kiosk, les sites les plus exposés. Loin d’être un rapport supplémentaire, cette analyse éclaire déjà nos décisions d’investissement et notre gestion quotidienne.

Reste la question qui a traversé toute la table ronde : comment financer l’adaptation dans un secteur déjà sous-financé ? Des bailleurs comme Aqua for All montrent la voie en accompagnant directement les opérateurs. Mais le décalage reste entier : d’un côté, des fonds climat qui raisonnent en grosses enveloppes et bénéficient encore peu aux services d’eau potable ; de l’autre, des besoins éclatés, portés par une multitude de petits acteurs.

👉 Pour (re)découvrir la session 

Conclusion

Lors de nos deux sessions, le rôle des gouvernements s’est retrouvé au cœur des échanges. S’agissant de l’eau conditionnée, ce sont eux qui définissent les normes de qualité, encadrent les prix et décident de la reconnaissance de ces services dans les stratégies nationales d’accès à l’eau. En matière de résilience climatique, ils sont également responsables de la planification des infrastructures et constituent le principal canal de transit des fonds climats.

Pour autant, une intégration plus forte de nos services dans les politiques publiques n’est pas encore au rendez-vous. Cela sera donc l’un de nos chantiers prioritaires ces prochaines années  : documenter ce qui fonctionne sur le terrain, et travailler avec les gouvernements pour que ces services aient toute leur place dans les stratégies nationales d’accès à l’eau.

👉 Bailleurs, institutions, opérateurs, chercheurs : si ces questions vous animent aussi, échangeons !

1 Le Programme commun de l’OMS/UNICEF pour le suivi de l’approvisionnement en eau, de l’assainissement et de l’hygiène