Pour qu'ils n'aient plus à boire ...
... « l'eau de la mare »
Le conceptLes projetsIls nous aidentParticiperL'association

Dans un premier temps, notre programme de parrainage est lancé au Cambodge pour des centres identifiés par les équipes locales de « 1001 fontaines pour demain ».

Ces parrainages d'eau sont financés par des particuliers qui sont régulièrement informés par des fiches de parrainage (exemple de fiche).

Premiers sites parrainés :

  • L'association Phare Ponleu Selpak, à Battambang, qui aide à la reconstruction du pays par des actions sociales et éducatives.
  • L'école primaire de Slo Kram (Wat Tamim) où une fontaine a été installée dans le cadre du projet "Cambodge Phase 2".
  • L’école primaire "Hun Sen Svay Leu", près de Siem Reap où une fontaine est en service depuis avril 2008.

Premier parrainage à Madagascar : Les enfants de l'école de Vavatinena vont pouvoir être régulièrement approvisionnés en eau saine.


L'association Phare Ponleu Selpak ... « Lumière des Arts »

L’histoire commence dans un camp de réfugiés de la frontière thaïlandaise, alors que le Cambodge est encore en guerre civile. En 1986, une école de dessin ouvre ses portes pour les enfants du camp, parmi lesquels se trouvent les futurs fondateurs de Phare Ponleu Selpak. En 1994, de retour à Battambang, ils décident rapidement, avec l’aide de leur professeur, de monter une association dont le but sera d’aider à la reconstruction du pays par des actions sociales et éducatives.

L’accès à l’éducation

La scolarisation est encore difficile d’accès au Cambodge, par manque de structures, et à cause des frais de scolarité élevés. Afin de permettre l’accès à l’école pour les villages alentours, Phare Ponleu Selpak, en accord avec le Ministère de l’Education, a créé une école publique en 2003 sur le terrain de l’association. Elle soustrait ainsi les familles aux contraintes financières, et encourage à la scolarisation. Aujourd’hui, l’enseignement dispensé va du primaire au lycée, et les trois écoles rassemblent quotidiennement près de 1.000 jeunes.

L’école du Cirque

Dernière créée, elle fait aujourd’hui la renommée de l’association tant au Cambodge qu’à l’international. L’école de Cirque a vu le jour en 1998. En effet, l’école de dessin ne suffisait pas à canaliser les énergies des jeunes les plus instables. Dans un contexte de pauvreté, ceux-là sont souvent abandonnés ou livrés à la rue, et vivent en conflit avec la loi et leur environnement social.

Le cirque offre à ces jeunes un espace sécurisé où ils peuvent continuer de prendre des risques et dépasser leurs limites : un engagement physique et exigeant qui ouvre les portes du travail collectif. Petit à petit, ils réapprennent la confiance, et la solidarité de groupe.

Aujourd’hui 130 jeunes s’entraînent sous le chapiteau, et trois générations d’élèves sont capables de se produire à titre professionnel, lors de spectacles donnés au Cambodge. Depuis trois ans, ces troupes professionnelles se produisent même en Europe, où elles rencontrent un franc succès.

L’école des arts visuels

Premier atelier mis en place à la création de l’association, l’école des arts visuels rassemble 130 jeunes. Certains y trouvent une activité extrascolaire, d’autres en attendent une réelle formation. Ils intègrent alors un cursus de 5 ans, équivalent au diplôme de l’Ecole des Beaux Arts de Phnom Penh.

Phare Ponleu Selpak propose également une école de musique et une troupe de théâtre. Créée en 2001, avec l’aide de l’Unicef et de la World Education, cette troupe parcourt le Cambodge, depuis la capitale jusqu’aux villages les plus isolés, pour présenter des spectacles de prévention. Mêlant cirque et théâtre, ils abordent des sujets tels que le SIDA, les droits de l’homme, ou le trafic humain ou encore l’environnement. Une initiative qui permet à ces jeunes artistes de participer activement à l’évolution de leur société en construction.

Parrainage du fonctionnement

Le fonctionnement de la station de PHARE est lui-même financé par un parrainage comme le sont celles de certains établissements sociaux



L’école primaire du village de Slo Kram

La commune de Wat Tamim s’étend le long de la rivière Sangker, au sud de la ville de Battambang. Une station « 1001 fontaines » y est implantée depuis janvier 2007. Le chef de commune se félicite des efforts menés en matière d’hygiène et le dernier rapport des centres de santé annonce enfin une baisse des cas de diarrhée.

L’école primaire du village de Slo Kram se trouve à quelques mètres de la station, et jouxte le Wat - pagode et lieu de vie des bonzes. Doyen de l’école, Mr. Chay Chom voit se succéder des générations d’élèves depuis 1981. Il témoigne de l’évolution des comportements d’hygiène, depuis le temps où les enfants partaient aux toilettes dans les champs, et boire à la rivière. Aujourd’hui les enfants sortent à la récré demander un peu d’eau bouillie aux maisons voisines, mais c’est depuis l’ouverture de la station « 1001 fontaines », dit-il, que les élèves sont soucieux de la qualité de leur eau de boisson, et sont demandeurs d’une "teuk saat" [eau propre].

Le directeur met à disposition des élèves une bonbonne d’eau dans son bureau, mais beaucoup n’osent pas venir se servir… Quoi qu’il en soit, son geste ne peut satisfaire les besoins de cette école de campagne : 11 salles de classe, partagées par 19 groupes d’élèves qui se relaient entre la matinée et l’après-midi. Au total près de 600 élèves âgés de 6 à 12 ans. L’annonce du parrainage d’eau est un soulagement pour ce directeur, et son sourire témoigne de sa reconnaissance sincère.



L'école primaire "Hun Sen Svay Leu"

L’école primaire "Hun Sen Svay Leu", porte le nom du premier ministre Cambodgien actuel, M. HUN Sen, en reconnaissance de son apport en financement pour la construction de cet établissement. 

La direction de cette école de campagne est très impliquée pour améliorer la qualité de l’eau à boire des élèves et leur éduca- tion en matière d’hygiène. L’absantéisme en campagne est souvent lié à des maux d’estomac. Aussi les instituteurs ont demandé que tous les jours un groupe d’élèves fasse bouillir de l’eau pour leur classe. Comme on le voit sur la photo, l’eau est stockée dans la salle de classe dans des glacières.

Cette action a un double objectif : le premier est bien de mettre à disposition des élèves une eau débarrassée des bactéries, ensuite cette action est éducative. Les professeurs savent bien que cette jeune génération n’a toujours pas l’habitude de traiter systématiquement l’eau avant de la boire. 

Mais cette solution avait ses limites : tout d’abord, les enfants, encore pe- tits, prenaient le risque de s’ébouillanter. Ensuite, les glacières qui servent au stockage ne sont pas toujours désinfectées avec les bons produits, et enfin si un élève ajoute de l’eau insuf- fisamment bouillie ou contaminée, c’est l’eau pour tous les enfants qui sera souillée.

L’annonce du parrainage d’eau de « 1001 fontaines » est un soulagement pour ce directeur et ses 893 élèves. Agés de 6 à 12 ans, ils sont répartis en 22 classes et alternent les cours le matin et l’après-midi. Les besoins en eau potable pour les élèves correspondent à prés de 440 litres par jour, soit 22 bonbonnes.